Très répandue dans de nombreuses régions du monde et notamment en France, cette maladie est transmise par piqûre par un moustique (le Phlébotome) qui va se développer dans certaines cellules de l’organisme.
La présence ou non de ce phlébotome dans certaines régions conditionne directement les risques d’infestation. Son aire de répartition se situe essentiellement autour du bassin méditerranéen. Mais il faut être vigilant : depuis quelques années, on observe une propagation de cette maladie dans la région du Sud-Ouest ainsi que dans certains départements de la région Rhône-Alpes. 
L’évolution de la maladie peut parfois être lente, et certains chiens peuvent être piqués sans toutefois déclarer la maladie. L’apparition des symptômes qui varient d’un animal à l’autre, survient entre 1 et 6 mois après la piqûre. Le parasite peut engendrer des troubles sur différents organes (rein, foie, rate, peau), rendant ainsi plus complexe le diagnostic puisque les symptômes peuvent varier d’un chien à l’autre.
On distingue deux formes de maladies, dont les principaux symptômes sont les suivants :
Une forme cutanée, où le chien perd du poids :
  • Des lésions apparaissent en particulier au niveau du nez, des oreilles, des coussinets et le chien peut perdre ses poils,
  • La peau présente souvent des pellicules en grand nombre, mais sans démangeaison,
  • Des saignements de nez plus ou moins fréquents et parfois importants,
  • Des ongles qui poussent plus rapidement,
  • Une inflammation des structures de l’œil peut apparaitre : œil rouge, larmoyant, avec des écoulements.
2) Une forme viscérale, plus rare, mais plus grave :
  • Le chien perd également du poids, mais l’état se dégrade plus fortement, 
  • Une augmentation de la taille des ganglions, du foie et de la rate.
  • De la fièvre,
  • Une lésion des reins, qui peut être très grave et souvent irréversible.
  • Une augmentation de la prise de boisson et un besoin d’uriner plus marqué en sont les principales manifestations.

Comment savoir si votre chien est touché par la leishmaniose ? 

Seul le vétérinaire est en mesure de déterminer si l’animal est malade ou non. Grâce à l’analyse des symptômes et du lieu de vie de l’animal, le vétérinaire peut détecter si le compagnon domestique est atteint ou non d’une infestation. Plusieurs examens sanguins (sérologie, électrophorèse des protéines, etc.) lui permettront ensuite de confirmer le diagnostic.
Dans certains cas, des analyses de la peau, de moelle osseuse ou des ganglions seront nécessaires pour mettre en évidence la présence du parasite.

Quel traitement possible ?

Le traitement dédié à la Leishmaniose est utilisé sous forme d’injections. La durée du traitement varie selon les chiens et peut parfois être prescrit tout au long de la vie de l’animal. Cependant, si ce traitement est mal supporté par l’animal, le vétérinaire peut décider de l’interrompre. Il est indispensable que le chien soit suivi régulièrement afin de déceler les récidives qui sont fréquentes. Bien que le traitement permet de supprimer les symptômes de la maladie, il ne permet pas toujours de détruire les parasites présents dans l’organisme de l’animal. C’est pourquoi, il y arrive parfois qu’il y ait des rechutes de l’état de santé de l’animal. Les infections des reins restent les organes les plus sensibles à la maladie car les lésions rénales sont irréversibles.
« Il existe maintenant un vaccin protégeant votre animal contre cette maladie ».

Demandez à votre vétérinaire plus d’informations

La prévention reste le moyen le plus efficace. Lorsque vous résidez dans une région affectée par cette maladie, vous devez garder votre chien à l’intérieur dès la tombée de la nuit. Car les moustiques vecteurs de la maladie se manifestent surtout au crépuscule et durant la saison chaude. Vous limiterez ainsi les risques de piqûres.
L’utilisation de moustiquaires, de bombes anti-moustiques ou de diffuseurs, permet également de les éviter. Même si le risque zéro n’existe pas, il existe des produits vétérinaires spécialement étudiés pour lutter contre le Phlébotome. Sous forme de collier, ou de « pipettes », ils sont relativement efficaces.
Demandez conseil à votre vétérinaire pour qu’il vous propose la solution la mieux adaptée.
Ne pas oublier que l’Homme peut également être contaminéCette maladie existe aussi chez l’Homme, lors d’une piqûre par le phlébotome, mais ne touche généralement que les personnes immunodéprimées ou les enfants. Comme chez le chien, les symptômes sont très variés. À ce jour, aucune transmission de la maladie entre le chien et l’Homme n’a été formellement confirmée.

Conclusion

Principalement répandue dans le sud de la France, la leishmaniose a tendance à remonter vers le nord. Les symptômes sont souvent anodins au départ, varient d’un animal à l’autre, ce qui complique le diagnostic. Lorsqu’il y a un doute, il est conseillé de consulter votre vétérinaire, car un diagnostic précoce et un bon suivi médical augmentent significativement les chances de guérison. La prévention, même si elle ne garantit pas une protection totale du chien, ne doit pas être négligée, car elle diminue fortement le risque de contamination.